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PLAN D’URGENCE ECONOMIQUE ANNONCE PAR LE PRESIDENT

Le Président de la République, dans son discours prononcé pendant le dernier conseil Ministériel a annoncé un plan d’urgence pour relancer l’Economie Nationale du pays. Ceci est une bonne nouvelle si cette décision est bien exécutée et bien suivie. Le Président a parlé de l’octroiement des crédits aux petites et moyennes entreprises. Ce qui est très encourageant d’autant plus que l’économie d’un pays devrait être soutenue par ses petites et moyennes entreprises et non pas par la fonction publique. Les Camerounais doivent saisir cette opportunité pour commencer à poser les jalons d’une économie qui pourra effectivement conduire notre pays vers l’émergence. – non pas en 2035 mais bien après cette date--.

 

Le Président a promis FCFA 1000 Milliards pour ce Project de développement sur trois ans. Pour que ce plan d’industrialisation réussisse, j’attends que les détails suivants soient annoncés:

1-    Taux d’intérêt. Nous espérons que les Ministères compétents nous feront savoir ouvertement et publiquement  les taux d’intérêt des crédits qui seront disponibles. Ceci est extrêmement important, d’autant plus que pour stimuler une économie, il faut non seulement que les crédits bancaires soient disponibles, mais que ces crédits soient accordés à des taux d’intérêt faibles pour attirer et motiver les hommes d’affaires à les prendre. Les Etats Unis d’Amérique, pour relancer son économie après la crise de 2008, a fixé les taux d’intérêts pratiquement à 0%. Le Cameroun n’est pas les Etats Unis, mais les principes économiques s’y appliquent.

2-    Baisser les Impôts. Pour stimuler une économie, il faut que l’état du Cameroun baisse les impôts pour les petites entreprises. Maintenir un niveau d’imposition très élevé détruit les PME/PMI ainsi que leur capacité de créer les emplois dans le secteur privé. Si on maintient un niveau d’imposition très élevé, comme certain ont dit avoir observé au Cameron, ce Project de stimulation de l’économie nationale ne réussira pas dans la mesure où il en est capable.

Donc, nous demandons à l’Etat du Cameroun de baisser les impôts pour les petites et moyennes entreprises à des niveaux acceptables pour un pays en voie de développement. Notre politique d’imposition doit accorder une période de grâce de un an minimum –sans impôts—pour toutes les nouvelles petites entreprises.

Les Etats Unis d’Amérique, ont un system d’imposition dit progressif  pour les PME/PMI.

Par exemple : Une entreprise est taxée a 15% pour les premiers $50,000 de son revenue brut. Puis de 25% pour son revenu entre $50,000-$75,000. Enfin de 34% au-delà de $75,000.

Une fois de plus, le Cameroun n’est pas les Etats Unis. Mais pour un pays en voie de développement, il faut que l’Etat maintienne des taux d’imposition relativement fiables. Ceci permettra aux PME/PMI de réaliser des bénéfices et de créer des emplois. Nous pouvons aussi ajouter des mesures d’incitation de création d’emplois, en disant par exemple que pour chaque nouvel emploi que l’entreprise crée, elle pourra déduire FCFA 30,000 –ou le salaire tout entier du nouvel employé-- dans son revenu brut avant les impôts. Donc si votre revenu brut est de FCFA 500,000 et vous embauchez deux individus, vous serez taxé sur 500,000-2x30, 000=440,000. Voici comment –par exemple-- inciter les employeurs à embaucher dans le secteur privé.

Il faut aussi réviser et supprimer les régulations obsolètes et inutiles qui embêtent nos entrepreneurs. Il faut supprimer les délais administratifs. Un Camerounais doit pouvoir créer une entreprises –tous documents légaux compris—en une semaine et sans soudoyer aucun.

3-     Baisser les tarifs douaniers au port de Douala. Peuple, regardez bien encore ce port de Douala. Ce port représente notre passeport de développement. Ce port est un atout majeur pour notre développement économique et industriel. Les entrepreneurs camerounais vont à Dubaï, en Chine, en Europe, aux Etats Unis, et partout ailleurs au monde pour acheter des équipements, des marchandises, des véhicules, des tracteurs, des Caterpillars, des gros engins qui peuvent être utilisés pour la construction, le transport, l’agriculture et autres. Ces engins lourds passeront par le port de Douala. D’après plusieurs Camerounais, les tarifs de douanes pour un container de 40 pieds est en moyenne 10 millions de CFA (soit $20,000). Au Nigeria voisin, --m’a-t-on dit-- les tarifs pour le même contener est en moyenne $7,000. Soit --a peu pres-- un tier de celui du Cameroun. Vous comprenez alors pourquoi le Nigeria se développe et s’industrialise 3 fois plus vite que le Cameroun.

Le port de Douala est indispensable pour le développement du Cameroun. Et il est inadmissible que l’état du Cameroun maintienne un tarif douanier si élevé.

Pour que le plan du Président réussisse, il faut absolument baisser les tarifs de douanes d’au moins 50%. Cela permettra à tous les Camerounais, surtout ceux de la Diaspora qui ont des moyens financiers énormes, d’importer les équipements nécessaires pour développer notre pays, créer des entreprises nouvelles et les emplois dans les secteurs privés.

 

4-    La politique d’octroiement des Crédits. Avec le Project d’investissement annoncé par le chef d’état, les ministères compétents doivent définir et expliquer clairement aux camerounais les critères d’octroiment de ces crédits. Quelles sont les conditions qu’il faut remplir pour obtenir ces crédits ? Voici un point sensible pour ce genre de projet qui, dans le passé à amener les camerounais à se plaindre de l’injustice sociale ou on vous dira qu’il faut être membre du RDPC pour être qualifié pour un crédit, et ou les Camerounais se plaignent que certaines tributs sont favorisées par rapport à d’autres. Le Président doit veillez à ce que ce ne soit pas le cas cette fois. Donc le Gouvernement doit clarifier et expliquer clairement et publiquement les critères de sélections. Pour ma part, je suis favorable à un system de quota provincial ou on dit que chaque province a droit à tel pourcentage de crédit. Cela pourra conduire à un développement équilibré, harmonieux et uniforme des regions.

Peuple, Voice par exemple ce que notre Gouvernement peut faire pour poser les jalons de base pour le développement économique de notre pays. Un discours politique ne suffit pas pour développer un pays. Il faut une vision bien comprise, une politique bien définie, bien exécutée, bien implémentée et rigoureusement suivi pour atteindre nos objectifs.

L’Assemblée Nationale devra, chaque semestre,  appeler les Ministres compétents pour qu’ils nous expliquent et donnent les comptes sur le déroulement des projets, et ceci, montré à la Télévision Nationale pour que le peuple Camerounais comprenne comment leur pays fonctionne. S’ils y des problèmes de détournements, ou des obstacles, on pourra les découvrir et les résoudre avant qu’il ne soit trop tard.

 

Certains qualifient le développement rapide de la Chine de miracle. Eh bien, il n’y a pas de miracle en Economie. Il y tout simplement une vision politique, une politique économique favorable aux entreprises,  et des citoyens travailleurs, responsables et rigoureux. L’état doit créer des conditions favorables pour les petites Entreprises avec les taux d’intérêt  faibles, des taux d’imposition faibles, le taux de tarif douanier faibles et laisser le génie économique des Camerounais faire le reste.

 

 

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